Les 5 étapes pour une carrière réussie

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Les 5 étapes pour une carrière réussie

La rat-race, et si vous y étiez ? Tout le monde vous fait croire que le seul moyen pour une carrière réussie est d’embrasser un projet entrepreneurial, d’investir dans les cryptomonnaie, et surtout d’acheter les formations payantes de celui qui le recommande. Il est évident que dépenser 1500€ dans un powerpoint vous expliquant comment faire du drop-shiping va changer votre vie. Si vous avez un doute c’est que vous n’avez rien compris ! TOUS ceux qui réussissent dépensent des milliers d’euros en formation et master-class, mais bien sûr. J’imagine bien Xavier Niel, Elon Musk ou Richard Branson en formation sur la semaine de 4h, elle me fait bien rire celle-là.

Et s’il y avait un autre moyen ? C’est ce qu’on va voir ici ! Vive l’enfer du salariat. Ou comment vivre le salariat avec le recul qu’il convient pour arriver au bout de sa propre carrière.

Postulat de départ d’une carrière professionnelle réussie

Il est évident que le salariat a ce qu’il faut d’enfer. Sinon il n’y aurait pas besoin de lois, de contraintes, de règlementations pour protéger le salarié. Il est donc évident que si vous ne faites rien, vous allez droit à la catastrophe. Que ce soit à cause d’un patron tyran, à cause d’un collègue malaisant, ou bien d’un niveau de travail qui dépasse allègrement les 35h par semaine.

Voyons le profil du parfait salarié. Je l’ai nommé Carlos ! Va t’il réussir sa carrière ?

1- L’entrée en matière, les études et la première expérience professionnelle

Carlos arrive sur le marché de l’emploi après une âpre formation. Oubliez tout ce qu’on vous a dit sur le cursus et notamment le fameux : « on peut réussir avec un BEP comptabilité pour devenir PDG ». Carlos a commencé par se bouger le popotin aux études. Il sort d’une grande école française avec sélection à l’entrée, d’un cursus à l’étranger, et sans doute d’une formation complémentaire. Evidement, toute formation non sélective est à proscrire assurément. Carlos sait qu’il est le meilleur, ce n’est pas le sujet. L’objectif est de montrer aux autres qu’il est le meilleur. Quoi de mieux qu’une sélection ! Carlos rentre donc dans une école au taux de sélection sévère qui valide entre 1% et 10% des candidats.

Si vous avez arrêté vos études avant le bac et que vos objectifs et de devenir PDG d’un groupe industriel, il faudra revoir, au choix, les études ou l’objectif. Je précise ici, qu’il convient évidement de s’auto-juger à l’aube de sa propre vie et non celle des autres. Viser de devenir Bernard Arnault, en sortant d’un milieu défavorisé et ayant commencé à bosser à 16 ans pour subvenir à ses besoins n’est évidement pas une bonne idée pour votre santé mentale. Ni pour votre santé tout court. Carlos le sait et il se mesure à son propre destin. Chance pour lui, il a réussi à entrer dans une super formation sélective !

La première expérience professionnelle de Carlos a été sévèrement choisie. Il le sait, un grand groupe vaut mieux que deux petits. La prise de risque d’une société plus menue ne serait qu’un pas d’éloignement vers son objectif premier. Il choisit donc le poste le plus séduisant comme première expérience. Dans l’idéal avec une ouverture sur l’étranger. Il va alors jouer le rôle du parfait élève. L’objectif est de respecter les règles. Si la société prône le travail acharné, alors il faudra s’y mettre. Si la société tend à respecter les gens capables de partir tôt, alors il faudra le faire. Carlos est une vraie éponge de la culture d’entreprise.

Il fait tout bien, un peu plus que ce qu’on demande, mais pas trop. Il ne faut jamais paraître trop doué, juste un brin plus que ce qu’on vous demande. On voit déjà naître chez lui un équilibre entre trois piliers, sa capacité technique, sa capacité sociale et sa rigueur. Il comprend ce qu’il fait, le fait à temps et il est apprécié de ses pairs et de ses chefs. Carlos ne travaille pas nécessairement plus que les autres. Il est par contre capable d’une accélération immédiate dès que c’est nécessaire. Il est disponible du jour au lendemain s’il y a une urgence, sans se plaindre.

2- Résistance à long terme pour une carrière réussie

En général on devient PDG en moyenne à 48 ou 49 ans, juste avant la cinquantaine. Il faudra donc tenir jusque là. Ne vous lancez pas dans un niveau de stress et de travail que vous ne saurez supporter que quelques mois. On avance pas à pas, avec régularité et professionnalisme.

Carlos a besoin de son dimanche déconnecté en famille, il le prend. Ne nous mentons pas cependant, les meilleurs des meilleurs ont un attrait tout à fait limité à tout ce qui ne concernent pas leur carrière. Vous pourrez le voir à la lueur qui sort de leur yeux quand vous leur parlez. Elle n’est jamais aussi éclatante que quand ils parlent de leur entreprise ou de leur parcours. Carlos a un oeil vif et brillant pour expliquer sa mission, son débit de parole s’accélère et ses gestes sont plus volubiles. Il parait bien plus terne quand il s’agit de parler du dernier film qu’il est allé voir.

Donc, si vous ne vous éveillez que pour parler de vos prochaines vacances. Ou que vous préférez voir la dernière série Netflix plutôt que de faire le dernier rapport pour votre chef. Oubliez de suite votre objectif de devenir PDG, il n’est pas raisonnable. Et vous, mettez en commentaire ce qui vous émerveille ? Ce qui vous fait lever le matin plus tôt que d’habitude ?

Enfin, une carrière professionnelle est systématiquement ponctuée de périodes d’attente. Les postes les plus élevés sont rares, et parfois, la patience est la maitresse des vertus pour y accéder. Quand le DRH, en qui Carlos a confiance, lui proposera un poste décevant pour une paire d’années, il obtempère ! Cela fait parti de toute carrière qui monte vers le sommet. Il y a des moments où on attend sagement dans le refuge que la météo se dégage. Si vous quittez le navire à chaque intempérie, vous prenez un risque bien plus conséquent sur la suite de votre carrière. Tout ceux qui ont quitté le navire à ce moment le regrettent. Ils ne retrouvent jamais un navire aussi grand et confortable.

3- Evitez soigneusement le burn-out

Un burn-out, un vrai, pas une simulation digne des meilleurs romans de dramaturgie comme on le voit souvent de nos jours, sera un frein définitif à votre carrière. Carlos a le droit à des moments moins propices que d’autres, évidement. Le burn-out se définit comme une réelle dépression. Si telle est le cas, vous deviendrez malheureusement insupportable pour votre entourage professionnel. Au point où ils vous en voudront de vous comporter ainsi. Ceux qui ont déjà vécu la vrai dépression savent qu’on ne se supporte pas soi-même. Alors pourquoi imaginer que les autres vont le supporter ? Au mieux, vous vivrez l’indifférence de vos pairs, au pire le dégout.

Facile à dire me direz vous. Effectivement, j’en conviens. Et j’ai malheureusement peur de ne pas avoir de recette miracle sur le sujet tant une dépression vient initialement justement de facteurs externes. Un décès, une trahison, un évènement grave, il est quasiment impossible de le prévoir.

Carlos n’a rien trouvé de mieux que de s’en protéger, d’observer et d’anticiper sur les pires évènements qui pourraient lui arriver. Et il prie pour que le pire n’arrive pas. J’utilise le mot prier au sens propre du terme car il est possible de remettre cette question à la spiritualité, à la vrai spiritualité, celle qui se passe dans des lieux sacrés porteur de sens, je ne parle ni de méditation ni de yoga ! On sous-estime souvent ce que la spiritualité peut justement aider quand la raison est dépassée par les évènements trop durs à supporter. Le mystère spirituel est plus sexy que l’incompréhension du monde, non ?

Protégez vous activement de la dépression et ne faites pas subir vos malheurs aux autres. Votre spiritualité personnelle est votre meilleure alliée pour réussir votre carrière professionnelle.

Julien Barthès

4- Les drogues pour une carrière professionnelle réussie

Oui, oui, on va aborder ce point. Votre serviteur ne se débine devant rien, pas même le risque de se voir affublé à tord d’une infamie. Ni même de voir google bannir mon site entier au fin fond du dark-web.

Secret tout court ou secret de polichinelle, il ne se passe pas une semaine sans que des soupçons de drogue apparaissent ça ou là, tantôt en politique, tantôt à la tête de grande entreprise, tantôt dans les médias audiovisuels. Au delà du soupçon, on constate plus d’un cas avéré avec parfois des conséquences tragiques comme le décès de Jean-Luc Delarue en 2012 ou l’accident tragique de Pierre Palmade en 2023.

De mon expérience, l’usage des drogues pour réussir dépend fortement du secteur d’activité. Très peu dans les mondes ingénieurs, davantage dans les mondes financiers et d’autant plus dans le monde politico-médiatique. La problématique de l’usage de certaines drogues est qu’il est effectif qu’elles vont améliorer la performance de l’individu en question. Il est donc difficile voire impossible de déployer le même niveau d’énergie pour entrer en compétition. C’est un peu comme si Tibo In Shape se présentait à Mister Olympia. Il a autant de chance d’échouer que d’être carrément ridicule. L’usage d’anabolisants est trop commun. Dans le monde professionnel, même combat, si malheureusement, il est dans la culture de votre voie professionnelle d’user de subterfuges, alors ceux qui n’en usent pas n’atteindront pas les sommets.

Mon conseil le plus précieux sera de vous diriger vers les mondes qui n’en usent pas. Si Carlos veut devenir PDG et ne pas mourir d’une crise cardiaque à 50 ans, alors il évitera soigneusement de se confronter à ceux qui préfèrent courir sans étudier les conséquences. C’est agaçant mais c’est ainsi, Carlos ne pourra pas changer cette réalité qui dérange et qui ne changera jamais.

Je précise que ce qui est applicable aux drogues dures l’est aux drogues douces. Si Carlos ne sait gérer son stress qu’avec un paquet de cigarettes par jour ou deux doigts de whiskey en rentrant à la maison chaque soir, sa crise cardiaque à 50 ans est bien plus sure que sa réussite professionnelle.

Une hygiène de vie irréprochable est donc recommandée, à défaut, changez de secteur pour réduire l’influence de l’entourage ou la charge de stress qui vous entoure.

Julien Barthès

5- Carrière réussie, du statut de travail au statut tout court

Si vous ne voulez pas tomber dans un niveau de stress ingérable à mesure que vos responsabilités vont grimper, il est très important de comprendre que vos expériences passées vont structurer vos capacités à gérer votre métier actuel.

Carlos l’a très bien compris, et, passé les 3 premières années de carrière, il commence déjà à construire l’histoire de sa carrière et à la raconter. Il est vif et sait très bien présenter son parcours en 5 minutes pour donner envie aux gens de le suivre. Son parcours est vérifiable en ligne, il est clair et fiable. Les gens comprennent sa trajectoire, il n’est pas passé de la pharmacie à l’automobile ou de médecin à politique. Il est sur un rail que tout le monde comprend, voire il a un peu d’avance sur ce que tout le monde veut faire. Pourquoi fait il cela ? Pour être respecté.

Carlos ne pourra pas tenir 70h par semaine pour faire tout ce qu’il faut faire. Il DOIT pouvoir déléguer. Et déléguer, c’est avant tout être légitime. N’écoutez JAMAIS les conseils en tout genre sur les techniques de management, c’est aussi ridicule que des conseils de drague. Si Michel de la compta applique des techniques de management sur le Vice-Président d’un grand groupe, il ne fera que l’énerver. Inversement, si Elon Musk est en face d’un passionné de technologie, il le fera bosser sans aucune technique spéciale.

Si les gens ne vous suivent pas assez selon vous, inutile de vous agacer, de devenir autoritaire ou manipulateur, retournez bosser et construisez votre statut à la force des bras !

Julien Barthès

Carlos le sait très bien et il travaille son parcours, la façon dont il le raconte, et l’image que les gens perçoivent afin de, légitimement, pouvoir gérer des gens et leur demander de travailler tel qu’il le veut. Il passe alors d’un statut de travailleur à un statut tout court. Il est devenu légitime et n’est plus dépendant de son temps pour obtenir des résultats. Les gens le suivent pour ce qu’il est devenu.

6- Anticiper et résister aux attaques

Enfin, dernier conseil de ce long article sans doute imparfait. Carlos arrive savamment à résister aux attaques. Plus il grimpe dans la hiérarchie et plus les attaques sont complexes et indirectes. Au premier échelon, il y a toujours un collègue de Carlos pour se plaindre de lui. Au dernier, il risque un véritable bad buzz médiatique voire un procès bien carabiné pour le sortir du jeu.

La carrière est comme un jeu d’échec, plus elle avance et plus les coups sont complexes et important. Une simple erreur et c’est échec et mat. On fait donc attention à tout ce qui pourrait être saisi par quelqu’un qui voudrait notre place. On développera ce point des attaques en entreprise dans un prochain article ! Indiquez en commentaire vos exemples si vous en avez observé autour de vous. Votre dernier patron qui s’est fait licencier ? Le dernier junior qui n’a pas réussir à passer le stade au dessus ? Partagez moi des retours pour construire la suite de l’analyse !

rédigé pour le plaisir des lecteurs par Julien Barthès

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4 Responses

  1. […] Le dernier article qui a eu un franc succès est ici […]

  2. […] est évident. J’ai choisi de me lancer avant d’avoir passé trop d’années dans ma carrière car à un certain niveau de revenus, le risque à se lancer est bien trop grand par rapport au gain […]

  3. […] saturé ça y est. Encore une nouvelle lubie : l’amour du travail. Il faudrait choisir son métier comme on choisit son conjoint, par amour. A quand le critère de choix de son fournisseur EDF par […]

  4. […] étape par étape, pour choisir un métier qui vous amènera à votre objectif : celui d’une carrière réussie, ou celui vers un lancement d’entreprise un […]

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