Divorce par consentement mutuel non consenti

Histoire réelle sur un divorce par consentement… pas vraiment consenti
L’entretien
Il nous appelle pour estimer sa maison, à Montmagny, une ville assez cotée de la 2ème couronne parisienne. On est content d’y aller, on connaît ce quartier pavillonnaire, avec des petites maisons adjacentes qui feignent les maisons américaines qu’on voit dans les séries TV.
Les entretiens débutent de façon toujours très protocolaires. Les détails croustillants arrivent toujours à la fin, quand le client est davantage à son aise. Si vous avez déjà fait estimer un bien, vous connaissez la musique, on sort le mètre laser, on prend des notes et on en profite pour poser nos questions. Des questions importantes pour l’estimation, d’autres importantes pour le relationnel, d’autres pour se nourrir de quelques nouvelles anecdotes. Notre client n’est pas très à l’aise, on le voit. On comprend vite qu’il est en cours de divorce par « consentement ». La maison est bien grande pour lui tout seul. Tout semble figé, la pièce des enfants, la chambre parentale, un peu comme si le temps s’était arrêté dans sa vie.
Le rendu
Le rendu d’estimation sera fait à l’agence. On aime amener les clients à l’agence. Déjà pour en profiter et justifier du loyer de notre agence malgré la forte tendance des gens à ne plus se déplacer. Ils préférent être à un clic de tout qu’à quelques centaines de mètres à pied de l’essentiel. On en saura enfin davantage. Le pauvre homme a l’air complètement perdu par la situation. Sa femme est parti du jour au lendemain, avec les enfants, sans raison apparente, sans raison qu’il nous communique en tout cas. Un autre homme peut-être… Toujours est-il qu’il est condamné à gérer l’administratif de la maison et à se battre pour savoir comment la récupérer. Il n’est pas revenu pour la vente, donc on suppose qu’il a racheté les parts à son ex-femme. Il lui restera donc cette maison en souvenir de son mariage.
Leçon
L’immobilier est toujours un des grands sujets pratiques d’un divorce. Celui qui crée des disputes et des tensions tant les montants sont élevés. Cet homme a 80% de ses économies – la maison – à diviser en deux vu qu’il l’a fait sous mariage.
Mariez-vous, mariez-vous, mais bon sang, pourquoi toujours associer cela au plus grand projet financier de votre vie. Les divorces sont toujours des non-sens pour le partage de l’immobilier. Une vente contrainte est toujours un échec financier.
Julien Barthès
PS : Une autre histoire brève de divorce, avec la maîtresse à la place de la femme est ici
Si vous préférez continuer sur un autre sujet, comme celle d’un notaire imbibé de whiskey, c’est ici
One Response
[…] l’accueil avec un collaborateur qui doit leur faire signer un mandat. Nous sommes en instance de divorce et donc ils sont obligés de vendre le bien, le jugement en a décidé […]