Accessibilité du logement – baisse des prix

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Accessibilité du logement – baisse des prix

accessibilité du logement, crédits à l'habitat

Comment baisser les prix sans impacter les ménages propriétaires ? L’accessibilité du logement, c’est bien ça non : baisser les prix ? Et si il y avait une solution toute bête : aider les propriétaires à vendre. Fournir un bonus pour les propriétaires qui se décident à vendre.

1- Accessibilité du logement et crédit immobilier

Les crédits à l’habitat chutent à n’en plus finir. On se demande quand cela va s’arrêter. Le montant des crédits accordés en ce moment est deux fois inférieur à l’an dernier. 11m€ contre 24m€. Le nombre de crédit a largement baissé dans le même rapport. Les banques prêtent donc à peu près le même montant mais à deux fois moins de projets.

Accessibilité du logement - nombre de crédits à l'habitat

Or nous avons un sérieux paradoxe ! En effet, les prix, certes légèrement baissiers, semblent comme bloqués. C’est exactement ce qu’il se passe en ce moment. Des baisses, certes, mais sporadiques quand on les compare à la courbe des crédits ci-dessus. Ils baissent par endroit, montent ailleurs, on est sur une stabilisation globale.

C’est ce que j’appelle l’effet cliqué. C’est un effet purement psychologique – qui vient encore une fois contredire la sacrosainte idée de la loi de l’offre et de la demande dans l’immobilier – qui impose aux propriétaires d’attendre plutôt que de vendre moins cher. Les ventes tendent à se bloquer. Et cela peut durer très longtemps ! Sauf si on donne un petit coup de pouce comme avec nos amis les promoteurs.

La question, que je vous propose de débattre, est de savoir quel est le vrai objectif de l’état ? On voit sur le diagramme que la hausse du nombre de crédits à des niveaux très haut est finalement une situation conjoncturelle qui a durée de 2015 à 2020. Est-ce cela l’exception ? Ou est-ce que la tendance de produire de plus en plus de crédits va se poursuivre et la baisse actuelle est, elle, l’exception ?

2- L’état injecte dans la promotion immobilier pour l’accessibilité du logement !

Et oui, pas fou nos amis promoteurs. Facile, quand on a ce niveau de relation avec l’état, de faire du business. Ils arrivent toujours à avoir le meilleur au détriment des particuliers propriétaires. Tantôt ils profitent des aides fiscales en veux tu en voilà, qui permet aux promoteurs de vendre plus cher, tantôt ils obtiennent à l’euro symbolique des terrains « où il faut absolument construire ». Ici, nouvelle folie, l’état va carrément racheter tous les logements qui ne sont pas vendus ! 9Md€ envolés de la poche de l’état vers des sociétés privées.

Vous noterez, que même sur les crédits, ceux visant le neuf sont bien plus nombreux que ceux visant l’ancien ! Pauvre chéri promoteur, j’aurais pas osé prédire que, même là, vous avez une longueur d’avance sur la ligne de départ, non jamais j’aurais imaginé cela !

A quand l’équilibrage de M. Toutlemonde, propriétaire, qui n’a aucun des avantages précités. L’Etat ne lui achète rien. Les banques prêtent plus difficilement à ses acquéreurs potentiels. Et les aides à la rénovation sont dix fois moindres que celles à la construction.

3- Accessibilité du logement – bonus de vente

Et oui, tout bête comme bonjour, mais personne n’y pense. Une prime à la conversion version immobilier. Un petit bonus à la vente du logement, uniquement si vous le vendez moins cher qu’à l’achat par exemple. On peut aussi imaginer une condition de rénovation écologique.

L’effet d’un bonus à la vente sera direct, l’acquéreur achètera, lui, moins cher et donc les prix vont baisser ! Voilà comment on rend le logement « accessible ».

Julien Barthès

Un exemple parmi tant d’autres que je m’évertue à détailler car faire baisser le prix des logements est en réalité d’une simplicité absolue vu qu’ils sont en grande parti pilotés par les injections monétaires. Reste à en avoir la réelle volonté. Celle de vouloir un monde où le logement redescend gentiment dans le budget des ménages, où la chambre sous les toits à Paris couterait moins qu’un demi smic et où on pourrait mettre son argent ailleurs, dans les entreprises par exemple, ou son propre pouvoir d’achat pardi !

A vos commentaires !

Julien Barthès

 

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